Ligheia

Ligheia
Lighieia




~~> Hello, I love you - The Doors


A quoi bon faire quelque chose de totalement inutile en quoi nous ne croyons même pas ? Sûrement à rien, mais tant qu'il y a une lueur d'espoir il nous faut la saisir et nous y accrocher, car c'est notre seul moyen de survie. Enfin je ne sais pas vous, mais moi je ne pourrais pas vivre longtemps si je n'avais un semblant d'espoir caché quelque part dans les tréfonds de mon âme. Mais je m'égare. Du moment que j'erre dans le vaste domaine des mots sans but je ne peux pas vraiment dire que je m'égare, disons alors que je perds le fils de mes pensées.

Je me dois d'expliquer brièvement le pseudonyme au sonorités quelque peu étranges que j'ai choisi. Ligheia c'est deux choses. Deux femmes, deux vies, deux amours passionnés qui ne finissent pas tout à fait comme on l'aurait souhaité, deux personnalités très différentes et pourtant similaires, deux nouvelles pour faire court. La première, orthographiée sans "h" est une pure merveille de notre ami Edgar Allan Poe; la deuxième, avec un "h", que j'aime moins a été écrite par Giuseppe Tommasi di Lampedusa (vive les noms à rallonge^^), un grand de la littérature italienne de la fin du XIXème siècle. Bien que j'aie emprunté l'écriture de la seconde, c'est la première Ligeia celle que j'admire particulièrement; dans la réalité s'eût été une femme parfaite, sur le papier elle l'est d'autant plus, puisqu'elle est irréelle.

Après maintes preuves accumulées au fil du temps, hier j'ai finalement abouti à la conclusion que je suis réellement maudite. Il y a eu des évènements dont je ne désire pas m'entretenir ici qui me l'ont suffisemment prouvé, mais hier une énième gaucherie de ma part m'a définitivement démontré la vérité de ce que j'avance. Il était quoi, trois heures et demie du matin environ, après avoir travailler mon dossier d'histoire des arts j'avais terminer mon bouquin (Le Sens de la Mort, Paul Bourget, absolument génial !) lorsque je renversai mon flacon d'encre sepia. Ce n'était que de l'encre, bien sûr, mais j'ai mais plus ou moins gâché mon cahier (enfin, il paraît qu'il est mieux comme sa...) et j'en ai mis plein sur mon livre aussi. Un livre ce n'est qu'un objet, que du papier et.... de l'encre, certes, mais ce livre avait pour moi une grande valeur. Pas la peine de m'étaler là-dessus, après ce cours d'Italien sur la Divina Commedia, j'ai enfin compris que depuis Lucifer nous sommes tous maudits d'avance. Et ceux qui prétendent être heureux le sont seulement parce qu'ils ne se rendent pas compte. Les questions ça fait mal, mais ça ouvre l'esprit...

Maintenant que je me suis étalée sur mes aspirations de personnage de récit romantique et sur le bonheur non-existant ici-bas, je crois qu'il ne me reste qu'à vous quitter. Mais ce n'est qu'un aurevoir, je crois que nous nous reverrons bientôt...
# Posté le mardi 21 novembre 2006 15:48
Modifié le samedi 25 novembre 2006 08:21

La mort plane au-dessus de nous tel un aigle vorace.

La mort plane au-dessus de nous tel un aigle vorace.
~~> Solitude - Candlemass




La mort plane au-dessus de nous tel un aigle vorace.


On m'a souvent dit que je me posais trop de questions, j'avoue, je ne fais que ça. Je cherche des sous-entendus et des interprétations ultra-compliquées là où il n'y a qu'une simple phrase; si il me demande si je vois une lumière rouge dans le ciel je m'invente toute une théorie comme quoi c'est pour savoir si on voit la même chose dans le ciel et tout ce qui s'en suit... Enfin des choses comme ça. Je dois être une panthéiste du compliqué, d'ailleurs je manque tellement de logique que oui c'est possible, pourquoi pas...

Ce que je me demande en ce moment, c'est pourquoi la vie s'acharne toujours sur les même personnes. C'est fou quand même, les gens qui ont de la chance et qui sont heureux (qui le croient plutôt, le bonheur n'est qu'illusion, comme presque tout le reste d'ailleurs) le sont tellement longtemps... Et bien sûr, comme la chance n'a que deux bras comme tout le monde, elle ne peut semer sa poudre étoilée partout, donc pendant que c'est quelques personnes croient vivre une belle vie, toutes les autres sont fortement malheureuses. Le seul avantage de cette position à première vue défavorisée, c'est qu'on comprend mieux. Je sais par expérience que lorsqu'on se croit heureux on oublie tout le reste et on ne s'occupe que de notre faux petit bonheur insignifiant. Au contraire, lorsqu'on est triste -c'est-à-dire sans illusions et objectif- on voit le monde d'une façon plus... pas forcément objective, mais plus modérée, et ça ne peut être qu'un bien.

Personnellement je suis plutôt du genre passionnel (je ne parle bien entendu pas d'amour) et sa me pose souvent des problèmes, donc j'essaye autant que possible de limiter mes crises émotionnelles. Je vous souhaite de ne jamais assister à mes accès de colère (ça ne risque pas, je réserve sa à ma famille), parce que parfois, si j'avais une arme à proximité, mes parents ou ma soeur finiraient mal. Après je regretterais bien sûr, mais il m'est difficile de contrôler mes impulsions. A la moindre petite chose, à la moindre remarque, la moindre petite contradiction mes nerfs explosent...

Enfin je suis en train de déballer ma passionnante activité cérébrale, il faudrait que j'arrête ça immédiatement... A bientôt, sans doute




I'm sitting here alone in darkness
Waiting to be free,
Lonely and forlorn I am crying
I long for my time to come
Death means just life
Please let me die in solitude



.
# Posté le vendredi 24 novembre 2006 13:04
Modifié le samedi 25 novembre 2006 08:48

Au soufle glacial du prosaïsme, j'ai perdu une à une toutes mes illusions.

Au soufle glacial du prosaïsme, j'ai perdu une à une toutes mes illusions.
Au soufle glacial du prosaïsme, j'ai perdu une à une toutes mes illusions.




~~> Fuck You - Archive


Can't belive you were once just like anyone else
Then you grew and became like the devil himself
Pray to god I can think of a nice thing to say
But I don't think I can so fuck you anyway




Passionnant fin de semaine (je suis contre les anglicismes) passé à ne rien faire, comme d'habitude. Certes je suis sortie, mais finalement je n'aurais peut-être pas dû... J'ai vu des choses que je ne voulais absolument pas voir, ça m'a enragée, déprimée, de tout... J'aurais voulu l'envoyer en Enfer, mais je n'en ai évidemment pas le pouvoir...

C'est fou comme on change. Même si on ne veut pas, le temps finit toujours par prendre le dessus. C'est d'ailleurs normal, que sommes-nous à côté de cette grande fatalité ? Une infime particule de l'Univers, l'assemblage de quelques piteux atomes formant une masse informe prive de sens. Nous sommes loin de pouvoir faire le poids à côté du temps... D'ailleurs, c'est quoi le temps ? Le temps, c'est une entité abstraite existante depuis toujours puisque l'on a toujours voulu le maîtriser. Malheureusement, même notre technologie s'y plie. L'on ne peut rien contre lui, c'est un cycle qui ne s'arrêtera jamais. Il y a cependant quelques phénomènes psychologiques qui sont de taille à l'affronter, même si à la fin ils succombent eux aussi...

Mais je m'embrouille encore, c'e n'est pas de ça dont je voulais parler. Je disai que malgré nous nous finissons toujours par changer. Oui, voilà. Le changement est inévitable car nous ne sommes pas les seules choses à agir sur nous-mêmes. Zola avait raison en disant que c'est son environnement qui fait un homme. Tout comme Rousseau qui disait que l'homme naît bon de nature mais que la société le corrompt. Ce sont les gens que l'on connait, les circonstances, la "vie" elle-même qui nous corrompt et nous modifie. Moi il parait que dans me toutes premières années de vie j'étais très curieuse et très ouverte à tout, je parlais tout le temps, je demandais plein de choses, je m'intéréssais à la vie et au monde pour faire court. Et puis avec le temps c'est passé, je ne suis plus curieuse, plus enthousiaste, plus rien... Et puis un rencontre décisive il y a... trois ans déjà... a bouleversé ma vie. Je ne crois pas que j'étais "comme ça" avant. J'avais certainement un penchant à la mélancholie, mais je ne passais pas mes soirées à méditer sur la morneté de ma vie. Je n'avais pas la moindre notion de ce que sa voulait dire ne pas se sentir à sa place. Puis avec une certaine recherche sur le Romantisme, j'ai "trouvé ma voie"(lol) et j'ai compris. Le mal du siècle, l'exaltation de son moi intérieur, des notions que je ne connaissait qu'à travers mes sentiments. Maintenant je sais plus ou moins où j'en suis, ce qui ne m'empêche pourtant pas d'être perdue. Perdue dans une vase dégoulinante dans laquelle je m'enfonce un peu plus à chaque instant.

Enfin, ce que je voulais dire je crois l'avoir dit, même si vous ne devez pas avoir compris grand chose, normal vu la façon totalement incompréhensible dont j'écris...

(Petite parenthèse: je viens de m'apercevoir d'un immense manque dans la langue française. Comment dit-on en français "the one I want to understand" ? Celui que je veux qu'il comprenne ? Ouais, ça ne me sonne pas très bien... Il doit pourtant bien y avoir une tournure pour dire ça ? Bref, mes petites frustrations linguistiques...)

Je disais que vous ne devez rien avoir compris vu que j'écris de façon illisible. Mais ce n'est pas très grave, "ceux que je veux qu'ils comprennent" comprennent sans doute... A la prochaine
# Posté le dimanche 26 novembre 2006 16:14
Modifié le lundi 27 novembre 2006 06:04

Peut-être que l'orage est timide et que la brume est sournoise...

Peut-être que l'orage est timide et que la brume est sournoise...
Peut-être que l'orage est timide et que la brume est sournoise...




~~> Voodoo Child - Jimmy Hendrix

Après deux éprouvantes heures de Physique-Chimie et deux autres d'Italien, je reviens vivante en ma demeure. Mais comme nous l'a rappelé notre bien-aimée prof d'Histoire des Arts, la vie est instable et donc je ne garantis pas d'y rester très longtemps encore... Car après avoir dû subir les mornes cours de mes mornes professeurs, il me faut subir la stupidité profonde de ma soeur. Elle doit avoir fait un pacte avec mes parents : me faire chier le plus possible. Ils ne font que ça, et à trois contre un ce n'est pas très équitable... Enfin, je ne me plains pas, je crois que je suis résignée. Un jour -bientôt- je pourrai m'en aller et même si ma vie sera encore pire (c'est ce qu'il paraît...) au moins je serai libre de mes choix et je ne devrai rendre compte à personne de ma vie. Enfin je ne vais pas partir là-dedans, j'ai déjà rempli sept page avec ma vie "idéale", je crois que c'est suffisant...

Je vais avoir droit à deux heures de latin tout à l'heure ça me soule un peu... C'est bien ce qu'il raconte notre bonhome mais bon deux heures de suite c'est un peu lourd tout de même. Et puis j'aurais voulu chez moi pour... Pour. Mais bon tanpis il me faudra attendre jusqu'à ce soir. Et à côté de tout le temps pendant lequel j'ai attendu, quelques heures ce n'est pas grand chose... J'ai passé ma vie à attendre en fait... Et à la fin je vais me rendre compte pendant mon agonie que j'ai attendu des choses que je ne pouvais avoir et que j'aurais pu être heureuse par d'autres moyens. C'est mon destin, j'en suis sûre, j'aimerais me rebeller, mais je ne sais pas si c'est la peine de tenter. Que puis-je à côté du Destin, cette grande fatalité ? (oui, j'utilise beaucoup le mot Fatalité, il paraît que je suis une fataliste) Rien, mais tanpis, mes pensées sont ailleurs...
# Posté le mercredi 29 novembre 2006 08:20

Ce livre, s'il brûle, ne peut brûler qu'à la manière de la glace.

Ce livre, s'il brûle, ne peut brûler qu'à la manière de la glace.
Ce livre, s'il brûle, ne peut brûler qu'à la manière de la glace.




~~> Paranoid - Black Sabbath


Il doit avoir raison, c'est bizarre la vie... Je suis là, devant mon ordinateur, avec un bol de céréales que je ne mangerai désormais plus car ramollies par le trop long contact avec le lait, en train d'écouter Paranoid à fond et en boucle. Je viens de me lever, j'ai mangé un bout de jamabon trop salé (pour cette raison que je l'ai abondonné pour mes anodines céréales -les oeufs brouillés me tentaient pas trop...) et comme il n'y a personne chez moi j'ai tout de suite filé à l'ordi. Qu'est-ce que c'est bien se réveiller alors que l'appart' est emmitouflé dans le silence et que rien ne bouge ! Il faudra que je fasse une pause entre mes parents et l'après, vivre un moment seule, sa a toujours été un de mes rêves de pouvoir faire tout ce que je veux chez moi sans avoir à craindre le regard réprobateur des autres. Me lever quand je veux, manger ce que je veux à l'heure que je veux (c'est à dire quand j'ai faim et non à midi trente ou dix-neuf heures sonnantes), me balader à poil dans l'appart', chanter à tue tête lorsque j'écoute une chanson que j'aime, enfin, j'ai sûrement l'air conne mais ce n'est pas grave. J'avoue que c'est un peu une vie de sauvage, sans règles, mais bon vu que je sais exactement ce que je veux être par la suite et que c'est très loin d'une vie désorganisée, il faudrait quand même que j'ai un petit aperçu. Comme ça au moins je me rendrais compte que n'est pas possible, que ce n'étaient que des rêves d'ado en prise au Mal du Siècle (lol) et que finalement je vivais beaucoup mieux avant. En fait j'hésite entre deux genres de vie. Je sais que le second est irréalisable parce que c'est tout bonnement impossible et que ça n'existe que dans mon immagination, mais qu'est-ce que ça me plairait... Je m'en irais avec... quelqu'un, maintenant, tout de suite, et on commencerait à vagabonder dans le monde. Changer de ville, de pays tous les deux à trois ans, apprendre des langues, rencontrer des gens (oui, c'est bien moi qui parle), découvrir des cultures, des moeurs, des rites, puis revenir au bout de ving ans avec un petit garçon dans le bras et crier à la face du monde que j'ai été heureuse comme ça, et que personne ne pourra me l'arracher, c'est l'avantage de vire dans ses souvenirs : ils perdurent et perdurent, on s'en souvient toute notre vie si l'on veut et personne ne peut nous en défaire. Personnellement je considère ça comme une chance. Si je n'avais pas mes souvenirs.... Pour certains c'est la musique, pour d'autres l'art, pour d'autres encore le sport, on a tous un moyen de se défouler et de refouler cette réalité "morne et répétitive" ; moi c'est mes souvenirs, et comme j'ai une excellente mémoire (je ne me vante pas, je suis née avec, je n'ai aucun mérite, enfin je n'ai pas à me justifier...) je me souviens d'à peu près tout ce qu'il m'importe de me souvenir. C'est souvent des petits détails, des choses que tout le monde a oublié, ou que peut-être personne n'avait même remarque, mais tous ces petits détails, toutes ces petites choses forment moi Moi, et Dieu sait si j'y tiens... Tout ça pour dire qu'il ne faut rien oublier, parce que si ça peut faire mal de se souvenir, c'est toujours mieux que de ne rien garder. Nos souvenirs c'est notre vie, je comprends pas comment on peut vouloir les oublier. Et si les souvenirs sont le reflet d'une mauvaise période, il est encore plus important de les retenir dans notre mémoire, car c'est grâce à eux qu'on évolue. Enfin, tout ceci n'est que mon avis...

Il est neuf heures et demie, il me faut sortir dans dix minutes pour aller au Lycée, il serait propice que j'aille me préparer... J'aurais sûrement le temps de finir tout ça ce soir... See you



[..]
People think Im insane because I am browning all the time
All day long I think of things but nothing seems to satisfy
Think Ill lose my mind if I dont find something to pacify
[...]
I need someone to show me the things in life that I cant find
I cant see the things that make true happiness, I must be blind
Make a joke and I will sigh and you will laugh and I will cry
Happiness I cannot feel and love to me is so unreal
And so as you hear these words telling you now of my state
I tell you to enjoy life I wish I could but its too late
# Posté le jeudi 30 novembre 2006 03:41
Modifié le jeudi 30 novembre 2006 15:02